Jean-François Diné... "Utopia"

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Et maintenant...
Et maintenant... (mis à jour le 15 septembre 2011)

Le lecteur ayant lu « Cap Utopia » l'aura sans doute remarqué, bien des choses ont changé depuis le jour où rêve d'Eden était revenu poser son ancre dans les eaux de la terre natale.

Aurais-je pu imaginer, alors que nous disposions à peine de 120 euros par mois pour terminer notre voyage, que je pourrais, de cette manière aussi rapide, quitter définitivement mon travail après le retour en France et reprendre la mer sur une unité plus grande et mieux équipée ?

Tout cela, je le dois à vous, mes lecteurs, quelle que soit la langue dans laquelle vous avez pu lire mes livres. Et je pense que la meilleure façon pour vous en remercier est peut-être de continuer d'écrire...

La jeune femme qui m'avait accompagnée durant ce long voyage a préféré jeter l'éponge peu de temps après notre retour. La vie est ainsi faite, la destinée ne se programme pas.

Celle qui lui a pour ainsi dire succédé durant plus de dix années arrivait d'un horizon très lointain. Deux enfants sont nés, Céline, une adolescente de 12 ans maintenant, et qui a pris mon site en main l'année passée pour y faire les mises à jour qui s'imposaient depuis bien longtemps, et son aîné Victor, un grand garçon qui aura 14 ans en octobre prochain !

Rêve d'Eden, mon ancien bateau, fait également partie des souvenirs. C'est à présent sur une unité de 12 mètres que je navigue, « Folle Avoine », un voilier de type VOYAGE 11,50, une coque en acier dessinée par Michel Joubert.

J'ai donc pu une nouvelle fois poser le képi et reprendre la mer.

Durant quelques années, j'ai alterné les périodes de navigation et celles de « vie à terre » à Dammartin-en-goële, une petite ville de Seine et Marne où mes enfants étaient scolarisés quelques mois par ans.

Six mois sur le bateau, six mois à terre. C'est une sorte d'équilibre que je cherchais ainsi à obtenir. Pouvoir assouvir ma passion du voyage sans pour cela priver mes deux chérubins de ces repères sociaux culturels que tout enfant est en droit d'obtenir de ses parents, voilà le but à atteindre.

Ils sont à présent passés dans la classe des « teenagers » comme on dit aux USA, c'est-à-dire celle des adolescents. Et s'ils ont toujours besoin de copains et copines, les îles du Pacifique et les contrées de l'océan indien les tentent beaucoup plus que ce collège de Dammartin-en-Goële qui commençait à les ennuyer sérieusement !

Nous ne rentrerons donc sans doute plus en France avant que les études ne les y obligent, c'est-à-dire lorsqu'ils seront en âge d'aller à l'université.

Nous avons terminé l'année passée une boucle qui nous a emmenée des côtes de Floride jusqu'aux grands lacs du Canada. Puis nous avons rejoint le golfe du Mexique par le Mississippi et ses affluents.

Nous sommes à présent en Polynésie. Nous ignorons quelle sera notre route prochaine. Prendrons-nous la direction de l'Asie du sud est ou celle de l'Australie ?

Nous n'en savons encore strictement rien, et cela n'a en fait aucune espèce d'importance. Il est inutile de tracer des plans. Comme je l'ai indiqué quelque part sur l'un de mes ouvrages, de tout ce que j'avais prévu lors de notre premier voyage, rien n'a jamais été réalisé, et de tout ce qui nous avons réalisé, rien n'a jamais été prévu. Il en ira donc toujours ainsi. Être libre de modifier tous nos projets, même au dernier moment, quel que soit ce que l'on attend de nous, c'est aussi ça la liberté !

Pour ce qui est du site internet sur lequel vous lisez ces lignes, C'est donc ma fille qui se charge à présent des mises à jour. Elle semble avoir un don prononcé pour l'informatique. Je vous conseille d'ailleurs d'aller faire un tour sur le site de l'association qu'elle vient de créer :
www.regroupementpourladefensedesanimaux.com. Et surtout de vous inscrire.

Pour ce qui est des éventuelles commandes de livres, cela est toujours possible. Ce site est en fait, au départ, le fruit d'une collaboration avec un couple que certains d'entre vous connaissent peut-être, Marie et Hervé Nieutin, rencontré alors qu'ils dédicaçaient leur livre « Histoire de Partir » au salon de La Rochelle. Ce sont eux qui s'occupent à présent des commandes, me laissant ainsi la liberté de pouvoir faire ce que je veux sans avoir à me préoccuper de quoi que ce soit.

Les livres peuvent également être commandés dans n'importe quelle librairie, et ce quelle que soit la langue. Il suffit de préciser au libraire le nom et les coordonnées du distributeur :

LES PAGES DU GABIER ÉDITIONS
8, rue de la Véga
75012 Paris

E-mail :
contact@pagesdugabier.com

Site web
www.pagesdugabier.com

Téléphone :
+33 (0)6 16 35 33 33

Fax :
+33 (0)1 42 03 59 47


J'ai donc abandonné les salons nautiques. Vous avez peut-être pu lire, il y a quelques temps, sur ce site, que je les reprendrais sans doute dans quelques années. Mais, à mesure des milles que mon bateau parcourt, je me dis qu'en définitive il n'y a rien de moins sûr... Pour ce qui est des prochains ouvrages qui devraient sortir d'ici deux ou trois ans, il est possible qu'ils ne puissent être disponibles que par l'intermédiaire de ce site, ou en librairie.

Toujours est-il que l'écriture de mes trois premiers livres a été un long et laborieux travail. Je voulais en effet qu'ils puissent être autre chose qu'un simple exercice de style. Il me semblait essentiel que le lecteur puisse ressentir les sensations d'impuissance qui nous avaient fait tressaillir face à cette fatalité humaine à laquelle nous avions été confrontés à bien des escales ; tant en Afrique qu'en Amérique du sud. Car le voyage, et lorsque j'emploie le terme « voyage », je ne veux pas parler de celui qui ne fait entrevoir que les longues plages de sable blanc bordées de cocotiers, je veux parler du vrais voyage, le voyage de ceux qui ouvrent véritablement les yeux ! Ce voyage-là, c'est bien souvent à travers la misère sociale, l'exploitation de l'homme par l'homme, l'esclavage parfois même, qu'il est vécu.

Le paradis sur terre, oui, il existe, celui que nous connaissons se trouve au cour de l'Amazonie, mais partout ailleurs où mon bateau était allé poser son ancre durant ces 5 années, j'ai eu beau le chercher, je ne l'ai jamais trouvé. Car un paradis dont les seuls à pouvoir profiter sont ceux arrivant tout heureux sur de beaux voiliers, ce n'est pas un paradis.

A présent que je navigue dans les îles du Pacifique, ma vision des choses à quelque peu évoluée. Les données ne sont plus les mêmes. Sans doute n'est-ce pas encore véritablement ce que l'on peut appeler le paradis, mais on peut déjà se rendre compte que, certaines conditions étant données, l'homme peut vivre véritablement heureux sur cette terre !

Toujours est-il qu'au retour de mon premier voyage, il me fallait creuser en profondeur. Chacun des livres que j'ai pu écrire représente environ 3 années de travail, en parallèle avec mon travail de gendarme. Soit quasi dix ans pour enfin réunir « Mon képi pour un océan », « De l'Orénoque à l'Amazone », et « Cap Utopia ».

Les nouveaux récits que j'ai commencé d'écrire n'auront sans doute pas le même parfum d'aventure. Ils seront plus familiaux, et certainement moins audacieux. Mais j'essaie d'y mettre la même passion que celle qui m'avait animée chaque matin lorsque je me levais inlassablement pour que ces trois premiers livres puissent enfin voir le jour.

 
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